Les aéroports français à l’heure du sas biométrique

Après Paris, c’est au tour de l’aéroport de Marseille Provence de se doter de sas biométriques Morpho. A la clef : un gain de temps pour les passagers et une hausse de fréquentation pour les commerces.

Les nouveaux sas biométriques de l'Aéroport Marseille Provence ont trouvé leur public dès leur mise en service en juin 2012. « L'engouement des passagers pour ces quatre sas installés début juillet a été très fort, à tel point que nous avons enregistré jusqu'à 1 400 passages par semaine », confie Pierre Régis, directeur de cet aéroport. Baptisé PARAFE, ce système de sas, basé sur l'identification de l'empreinte digitale a d'abord vu le jour dans les deux aéroports de Paris en novembre 2009. Destiné aux ressortissants européens et suisses, ce dispositif de passage aux frontières pour les vols internationaux (hors espace Schengen) répond à des exigences pointues de la police aux frontières : vérification de la présence d'une seule personne dans le sas, détection de bagage abandonné et enfin contrôle de l'identité du passager. 27 sas sont désormais en service à Paris, ce qui permet à la police aux frontières de se focaliser sur d'autres missions. Au service des voyageurs
A l'origine, ce dispositif s'adressait uniquement aux personnes qui s'enregistraient au préalable dans un bureau dédié de l'aéroport, essentiellement des voyageurs fréquents. Cette opération qui consistait à vérifier leur égibilité et enregistrer leurs empreintes digitales était contraignante. Depuis avril 2012, le système est directement accessible aux passagers français possesseurs d'un passeport biométrique. Le nombre de passages par les sas est ainsi en constante augmentation, et dépassera prochainement le million de voyageurs par an. Très intuitif, ce système de sas attire spontanément les personnes : « Nous avons été agréablement surpris, précise Pierre Régis. La réduction des files d'attente offre un véritable gain en terme de confort à nos voyageurs, qui peuvent désormais bénéficier de plus de temps en zone duty free. Le voyageur est gagnant. » Système d'avenir
« Nous visons maintenant des installations de nos systèmes dans d'autres aéroports internationaux français », explique Jean-Paul Jainsky, président-directeur général de Morpho. Avec un taux de rejet très faible – mois de 3% – et basés sur une technologie éprouvée, les sas biométriques restent une valeur sûre. A l'avenir, et afin de permettre à d'autres voyageurs de bénéficier de ce type de service, de nouvelles pistes sont à l'étude telles que l'utilisation de nouvelles biométries, comme le visage ou l'iris qui simplifierait la vie des millions d'usagers des aéroports européens.

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