L’identification grâce à la reconnaissance faciale

Identifier ou authentifier un individu grâce aux caractéristiques morphologiques de son visage : tel est le principe de la reconnaissance faciale. Un domaine dans lequel Morpho, leader mondial de la biométrie, fait partie des pionniers.

Applications civiles et policières
De plus en plus performante, la reconnaissance faciale se développe dans de multiples domaines, à commencer par la sécurité : elle est de plus en plus utilisée par les services de police et de douane pour rechercher des criminels ou vérifier des identités, ainsi que par les forces armées pour rechercher des terroristes. Elle se prête aussi à quantité d'applications dans le domaine civil : grâce à elle, des casinos repèrent les joueurs « auto-exclus » et les tricheurs avérés, ou encore les clients « VIP » auxquels un accueil spécial est réservé. Dans les stades, les supporters ayant déjà commis des actes de violence sont reconnus avant de pouvoir accéder aux tribunes. Des grands magasins sont automatiquement informés de l'arrivée de visiteurs déjà appréhendés pour vol à l'étalage…
Autres grands domaines d'application de la reconnaissance faciale : les contrôles d'accès aux sites sécurisés, les contrôles d'identité et les passages aux frontières.

Une biométrie à deux facettes
La performance de la reconnaissance faciale est liée à plusieurs paramètres essentiels. Tout d'abord, la qualité de l'image, qui dépend en grande partie du contexte dans lequel la biométrie faciale est captée. « Il faut bien distinguer les usages qui relèvent de l'authentification en situation dite "coopérative", c'est-à-dire lorsque la personne se prête volontairement à la captation de son visage et suit les consignes qui lui sont données – regarder l'objectif bien en face, ne pas sourire, etc. –, et ceux pour lesquels la captation s'effectue de façon "non coopérative" à des fins d'identification : caméras de surveillance, images prises par des témoins utilisant leurs smartphones, etc. », explique Claude Bauzou.

Des algorithmes au coeur de l'identification
Deuxième facteur clé du bon fonctionnement de cette biométrie, la puissance de calcul des algorithmes permettant de déceler les analogies entre une photo de visage et une autre. C'est ce que l'on appelle le « matching ». Dans le cas d'une identification non coopérative, le matching intègre aussi une dimension humaine : l'opérateur dispose d'une liste de personnes candidates triées par « scores de similarité » décroissants. Il va alors faire une présélection en étudiant les caractéristiques des profils (lieu de résidence, casier judiciaire…) puis prendre une décision en comparant visuellement les images de visage.

Disposer de bases de données fiables
Enfin, la fiabilité de la reconnaissance faciale dépend de l'étendue et de la qualité des bases de données accessibles. Pour reconnaître un visage, il faut pouvoir le comparer avec un autre… Tout l'enjeu est donc d'établir des similitudes entre une ou plusieurs images captées et une ou plusieurs « images sources », c'est-à-dire des photos de personnes dont on connaît l'identité. « A ce jour, les plus importantes bases de données d'images sources aux États-Unis – auxquelles ne peuvent accéder que les autorités publiques – sont celles qui répertorient les titulaires de permis de conduire, les porteurs de passeports et autres documents d'identité, indique Jim Albers. Sans oublier les photos des délinquants prises lors d'arrestations. »
Pour identifier une personne dans le cadre d'une recherche de suspect, les enquêteurs de police utilisent également les photos de visages téléchargées sur les réseaux sociaux (Facebook, etc.), qui permettent parfois des rapprochements biométriques. Ces bases de données peuvent aussi être privées : c'est le cas notamment de celles constituées par les casinos.

Des perspectives prometteuses

Technologie relativement jeune, la reconnaissance faciale offre encore de nombreuses pistes d'amélioration : développement de capteurs 3D, reconnaissance de visages en mouvement, traitement d'images captées de haut ou de profil, travail sur les modèles pour prendre en compte le vieillissement… Un autre axe de progrès est l'intégration de plusieurs fonctionnalités : « Dans les années à venir, des dispositifs utilisant la reconnaissance faciale associeront démarches officielles et formalités civiles, prévoit Jim Albers. Ainsi, on peut imaginer que dans les aéroports, les « check-points du futur » MorphoPass permettront de vérifier non seulement l'identité d'un voyageur et la validité de son passeport en un seul passage, mais aussi celle de son titre de transport. D'autres technologies maîtrisées par Morpho pourront aussi être intégrées à ces check-points, notamment le scan des bagages pour détecter d'éventuels produits explosifs ou stupéfiants. »

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