MorphoBIS : à l’heure de la reconnaissance faciale

Référence dans le domaine de l’identification automatique grâce à l’empreinte digitale, la solution MorphoBIS intègre désormais la reconnaissance faciale. Bob Beall et Frank Barret, chefs de produit pour les États-Unis et la France, expliquent pourquoi ce produit a tout pour séduire les services de police.

Pouvez-vous d'abord rappeler la genèse de MorphoBIS et préciser ce qu'apporte la toute nouvelle version du produit ?

Bob Beall : MorphoBIS est un système d'identification biométrique né de la fusion de l'architecture orientée services (Service Oriented Architecture, SOA) du système PrintrakBIS[[PrintrakBIS de Motorola Printrak racheté par Morpho en 2009. Nous avions lancé en 2010 un produit très performant, également facile d'utilisation, le MorphoBIS. Mais nous n'allions évidemment pas en rester là…

Frank Barret : Nos équipes ont continué à améliorer le produit, et la version 3.1, que nous proposons en ce début 2014, apporte plusieurs innovations. Tout d'abord, nous avons amélioré l'efficacité générale du système en nous appuyant sur nos dernières avancées technologiques en matière d'algorithmes. Nous avons également repensé la répartition du travail entre l'homme et la machine : toute une série de tâches et de traitements dont l'exécution incombait jusqu'ici aux experts, peuvent désormais être automatiquement pris en charge par le système. De plus, cette nouvelle version de MorphoBIS intègre le processus de contrôle-qualité ACE-V[2], qui devient la norme en matière de traitements biométriques. Cela permet à nos clients d'appliquer ce processus de façon beaucoup plus souple et traçable que lorsque cela se fait à l'extérieur du système. Enfin, MorphoBIS 3.1 intègre la technologie de reconnaissance faciale, qui peut être utilisée pour identifier un suspect à partir d'une image captée, par exemple, par une caméra de vidéosurveillance, mais aussi comme support à l'interview de témoins.

Concrètement, comment ce système s'utilise-t-il ?
B. B. : Les principaux usages de MorphoBIS correspondent à deux typologies de clients, à la fois d'investigation et d'identification. Pour la résolution de crimes à partir d'empreintes et de photographies, ce sont des experts en biométrie qui vont améliorer les images, les analyser puis les envoyer à des serveurs centraux. Après rapprochement avec une base de données biométrique recensant des personnes identifiées, le système propose une liste de candidats par ordre décroissant de probabilité. Mais MorphoBIS permet aussi aux policiers d'identifier des personnes d'intérêt (jouant un rôle important dans une affaire policière). À l'aide d'un terminal mobile, voire d'un simple smartphone équipé de l'application MiMs[3] de Morpho, ils prennent l'empreinte digitale et/ou la photo d'une personne contrôlée ; ces données biométriques sont envoyées au système central et fournissent des indices possibles alors même que la piste de la personne d'intérêt est encore chaude.
F.B. : On parle d'ailleurs de suite "multi-biométrique" : autour du système central, constitué de la base de données et de toute l'intelligence algorithmique développée par Morpho, d'autres équipements se connectent pour constituer un écosystème cohérent : station d'enrôlement, terminaux mobiles, stations experts…

En termes de marché, comment cette solution se positionne-t-elle ?
B. B. : Il s'agit essentiellement d'un marché de renouvellement puisque dans leur grande majorité, les services de police sont déjà équipés de systèmes identification biométriques. Et ce MorphoBIS de nouvelle génération a suffisamment d'atouts pour convaincre nos clients. [1] PrintrakBIS de Motorola Printrak

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